Programmes des vendanges 2018

Censurée. Opinion divergente.

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UN SILENCE HONTEUX

 

Le Matin Dimanche, Le Nouvelliste et Le Temps ont refusé de publier une page de publicité sur laquelle on pouvait lire la traduction française  d’un article de la Weltwoche.

 

Motif: les informations contenues dans cet article les dérangent.

Ils n’acceptent pas qu’un journaliste alémanique reproche à la presse romande d’avoir participé à une campagne de démontage systématique de Dominique Giroud. Et ils ne veulent donner aucun écho à un article qui révèle qu’un ex-journaliste a usé de méthodes douteuses contre Dominique Giroud: il a cherché à le faire enregistrer à son insu, y compris lorsqu’il rencontrait ses avocats.

Pire: il s’est fait complice d’une tentative de hacking sur sa collègue du Temps Marie Parvex en demandant à pouvoir consulter ce qui aurait été prélevé sur l’ordinateur de celle-ci.

Un journal est une entreprise privée qui a le droit d’accepter ou de refuser de publier une publicité. Là n’est pas la question. Dans une démocratie, un journal est le lieu où se concrétise la liberté d’expression. Si un rédacteur en chef décide de faire une entorse à la liberté d’expression pour empêcher la diffusion d’une opinion ou d’informations qui le dérangent, c’est certes son droit, mais à la condition qu’il assume son geste en s’en explique. Sauf à adopter lui-même un comportement autoritaire indigne du débat démocratique.

Nous avons donc contacté les chef-fes des trois rédactions concernées pour leur poser trois questions:

1.Pourquoi votre rédaction a-t-elle refusé de publier sous forme de publicité l’article de la Weltwoche?

2.Partagez-vous notre point de vue selon lequel ce refus constitue une entorse à la liberté d’expression ou, ce qui revient au même, un acte de censure? Si non, quels mots utilisez-vous pour qualifier cette décision?

3.Seriez-vous prêt-e à débattre publiquement de la liberté d’expression et des limites que l’on peut/doit lui imposer selon les circonstances?

En vain. Après relance, Ariane Dayer, la rédactrice en cheffe du Matin Dimanche, a daigné nous répondre « qu’il appartenait à la liberté de chaque rédaction de décider ce qu’elle publie ». C’est tout. Pas un mot pour justifier le refus de publier l’article de la Weltwoche. Quant aux rédacteurs en chef du Nouvelliste et du Temps, ils n’ont, malgré une relance, toujours pas répondu à notre message du 13 février dernier.

Mise à jour du 25 février 2016: après le lancement de cette opération, Vincent Fragnière, rédacteur en chef du Nouvelliste, a soudainement trouvé le temps de nous répondre. Dans un Email de trois lignes, il sort de son silence pour nous dire que publier cette publicité « n’est tout simplement pas possible ». On ne sait toujours pas pourquoi, ce qui justifie que vous soyez encore plus nombreux à le lui demander en cliquant sur son adresse Email ci-dessous.

Peut-être aurez-vous plus de chance que nous?

Envoyez ces trois questions par Email à (les messages sont pré-formatés, vous n’avez qu’à appuyer sur les adresses Email ci-dessous):

Vincent Fragnière, rédacteur en chef du Nouvelliste:
[email protected]

Stéphane Benoit-Godet, rédacteur en chef du Temps:
[email protected]

Ariane Dayer, rédactrice en cheffe du Matin Dimanche:
[email protected]

Si vous obtenez une réponse, n’oubliez pas de la faire suivre à:
[email protected]

Les médias romands sont-ils prêts à entendre une opinion divergente? La réponse est non. Au contraire, ils refusent tout débat pour éviter de se remettre en question. Cela s’appelle de la censure. En voilà l’illustration:

Le 21 janvier 2016, un journal alémanique publie un article intitulé «Alle gegen Giroud» («Tous contre Giroud»). Cet article affirme que la RTS a conduit une campagne de démontage systématique du vigneron et négociant en vins Dominique Giroud. Il révèle qu’Yves Steiner, un ancien journaliste de la RTS aujourd’hui employé de la Confédération, a usé de méthodes douteuses pour mener l’enquête. En particulier, il a cherché à faire enregistrer Dominique Giroud à son insu, y compris lorsqu’il rencontrait ses avocats. Pire: il s’est fait complice d’une tentative de hacking sur une journaliste en demandant à pouvoir consulter ce qui aurait été prélevé sur l’ordinateur de celle-ci. L’article révèle aussi que Dominique Giroud a déposé une plainte en dommages et intérêts contre la SSR et Yves Steiner.

Dans les jours qui suivent, contrairement à leur habitude de rapporter tous les détails, même les plus anecdotiques et insignifiants, de toutes les procédures ou de toutes les rumeurs impliquant Dominique Giroud, les médias romands font silence sur les informations du journal alémanique. C’est la première forme de censure.

Le 28 janvier 2016, ayant constaté que des informations importantes le concernant étaient tues par les médias romands, Dominique Giroud décide de procéder lui-même à leur diffusion. Il s’adresse successivement au Matin Dimanche, au Nouvelliste et au Temps dans le but d’acheter une pleine page de publicité sur laquelle reproduire la traduction française de l’article alémanique. La rédaction des trois journaux refuse. C’est la seconde forme de censure. Au lieu d’accepter le débat avec un article qui brise le consensus romand, on choisit la solution la plus anti-démocratique et la plus lâche: la censure.

Le Matin - Censure Dominique Giroud


Le Nouvelliste - Censure Dominique Giroud


Le Temps - Censure Dominique Giroud

 

Ironie de cette histoire: dans son article du 21 janvier 2016, le journal alémanique s’en prend vertement à l’absence d’esprit critique régnant au sein de médias romands incapables d’ouvrir leurs colonnes à des avis divergents. S’il fallait une preuve du bien-fondé de cette critique, elle est désormais fournie.

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