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9 décembre 2013 | Première réaction de Dominique Giroud dans le Nouvelliste

9 décembre 2013 | Première réaction de Dominique Giroud dans le Nouvelliste
09/12/2013 Marc Comina

Interview de Dominique

Trois jours après la diffusion sur la d’un reportage dont la nature diffamatoire sera prochainement examinée par le Tribunal fédéral, donne une interview au dans laquelle il dément catégoriquement avoir triché avec l’appellation St-Saphorin.

Dominique Giroud, est-ce que, comme il a été dit dans les médias, vous avez fraudé le fisc ?

Toute société et acteur économique peut être amené à connaître durant son parcours professionnel des échanges avec le fisc. Il est exact que le Service des contributions de l’Etat de Valais a ouvert une enquête et a demandé à l’Administration fédérale de procéder à des mesures d’instructions. Cette procédure est actuellement en cours et elle déterminera si réellement il y a eu une erreur.

Vous avez bien été perquisitionné..

Oui, j’ai été perquisitionné. Les enquêteurs ont fait leur travail, à mon avis avec des moyens quelque peu disproportionnés.

Pour effectuer cette soustraction fiscale, avez-vous utilisé des sociétés écrans, notamment dans les paradis fiscaux comme cela a été dit ?

Non, on m’a attribué beaucoup de sociétés au début de l’enquête. Ces éléments se sont avérés infondés. Par contre, il est vrai que je possède plusieurs sociétés qui ont toutes des fonctions bien précises dans mes activités commerciales.

Où se situe cette affaire maintenant ?

Nous discutons avec l’administration et sommes en phase de régler nos dernières divergences de points de vue.

Vous allez devoir payer les impôts dus et une amende. Est-ce que cela risque de mettre votre société en péril ?

Il m’est difficile de répondre à votre question car je ne connais pas le montant éventuel qui pourrai m’être réclamé. Je n’ai pas perçu de la part de l’administration une volonté de mettre en péril mon entreprise.

Dans le public, on se demande comment, à partir de presque rien, vous avez réussi à bâtir un empire. Comment avez-vous fait ?

Je rigole quand on me parle d’un empire. Je suis à la tête d’une société qui occupe un peu plus de 100 employés. Ceci n’est pas un cas unique dans le canton. J’ai commencé mon activité à 21 ans, j’en ai aujourd’hui 42. Pendant toutes ces années j’ai beaucoup travaillé. Le développement de mes activités s’explique aussi pas le fait que j’ai su m’adapter au marché et j’ai répondu à ses demandes. Le revers de la médaille est que je ne dispose malheureusement de pas assez de temps pour ma famille, comme cela est le cas pour de nombre entrepreneurs engagés.

Les perquisitions chez vous ont eu lieu il y a plus de deux ans. Pourquoi cette affaire sort-elle maintenant ?

J’en suis très surpris. De telles affaires n’ont pas pour vocation d’être rendues publiques, car si problème il y a, cela regarde uniquement l’administration fiscale et mes entreprises.

Le nom du conseiller d’Etat Maurice Tornay a été évoqué. Qu’a-t-il à voir avec votre affaire ?

Absolument rien. Il y a quelques années sa fiduciaire avait été amenée à réviser les comptes de ma société. J’étais l’un de ses nombreux clients. J’ai pas la suite changé de fiduciaire, pour m’adapter aux critères en termes de taille pour réviser mes comptes. Sa fiduciaire n’a jamais été concernée ni mise en cause dans cette procédure.

Etes-vous toujours actif en politique ?

Non, depuis fort longtemps. Je ne suis affilié à aucun parti. Par contre, je vote à droite.

La télévision romande a évoqué une autre affaire, celle des vins vaudois. Avez-vous triché avec l’appellation Saint-Saphorin ?

Non ! En 2006, j’avais plusieurs lots de vins vaudois à vendre. Ne pouvant bien évidemment écouler ce vin sous une raison sociale valaisanne, j’ai demandé à un coutier de prendre contact avec une cave vaudoise pour pouvoir vendre ce vin sous une raison sociale de sa région, ce qui est d’usage dans la branche. Ce courtier m’a fait parvenir l’étiquette désirée et m’a indiqué que j’avais l’autorisation de l’encaveur. En raison d’un problème entre le courtier et l’encaveur, ce dernier a déposé plainte.

Suite aux explications données, la cave a reconnu que je n’avais jamais eu l’intention de lui nuire et a retiré sa plainte il y a bientôt 2 ans.

De mon côté, j’ai demandé la validation des vins concernés pas la Commission fédérale des vins et c’est en ordre.

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